RECUEIL de poésie
Et pour se battre c'est assez
Mon père nous aurons des boucliers
Tahar
J'en fus réduite encore à chercher le soleil
Pour ne pas mourir Tahar pour ne pas mourir
De froid
Je vis mon être désarticulé sur un champ de bataille
Je vis l'aveugle s'étrangler en terre étrangère
Interrompre nos lèvres et ce malaise puéril
Ce vertige que nous sommes
Venus pour écrire
Et je ne fus que pour vous plaire cet ange entêté
Et je ne sus que sourire à vos falaises défigurées
A nos victoires mesquines à nos chers blessés
A leurs cris troublants à leur chair martyre
A tous les barbares innocents
Il ne restait qu'à se perdre dans la mer illusoire
Il ne restait que cela l'extrême illusion
Alors j'ai voulu n'être plus jamais libre
Que dans les tours des prisons
Et pourtant s'il y avait des hommes sensibles
J'irais encore avec eux à l'encontre des précipices
J'irais encore en français si les monstres généreux
Si à la place d'être sourds
C'est mes artères qu'ils écoutaient
Ecoutez
Je sais dans mes viscères
Que l'ivresse est la vérité
Je sais que la toux me vient du vent
Et les bronches de l'intérieur
C'est de l'intérieur
Qu'est la branche de bois mort
Et quand bien même je serais ce soldat déjà mort
Moi je courrais si seulement j'avais le courage de courir
Et même si même si je renonçais
A m'ouvrir le ventre pour voir
S'il n'y avait rien s'il n'y avait rien
Alors pourquoi vivre pourquoi
Malgré les armes
Je pourrais cent fois mourir et cent fois recommencer
Car il faudrait plus de mille vies
Plus de mille remèdes pour guérir ces œdèmes
Tant pis Tahar tant pis le mal est fait
Tant pis pour ceux qui sont revenus
Ils ont pleuré sur nos tombes des pleurs de calcaire
Tant pis j'étais malhonnête et j'ai dis
Si je suis malhonnête
Je pourris l'humanité
Alors avant d'aller
Aux chiens donner ma chair
J'irai d'abord l'encaisser
De cailloux
J'irai aux chiens
Aux chiens aux chiens
Après ma mort (1)
J'ai laissé de moi dans la neige
Un peu de moi résolue
Et dans la neige palissandre
Je me suis rendue
Terrible et presque saccadée
J'ai mis dans ces bandes rougies ma chair de glycérine
Et la voix qui rassure et le vent qui s'éparpille
J'ai mis dans mon sang le plâtre et la rouille
Comme un linceul blanc sur mes paupières de frelon
Enfin j'ai sauvé ma peau sans conséquence
Et des tours et des tours dans ces mains gigantesques
Enfin j'ai mis tant de vin dans ma tête
Et laissé dans la neige
Tant de moi résolue
Que dans la neige palissandre
J'en suis devenue
Terrible et presque saccadée
Après ma mort (2)
Il y eut dans le fond
De brûlure et de vice couleur de charbon
Des visages tendus de sagesse et d'oubli
Le remord d'être sourd
Après ma mort des kilomètres à gravir
Il y eut des fleurs pour s'émouvoir
Puis renaître fumée
Il y eut l'espoir pour s'évanouir
Puis renaître vapeur
Après les heures d'errance de nous soldats
Enfin ce fut à peine audible
Enfin la nuit sur mes rétines
Et sur le reste comme tout à présent
M'est étrange et indifférent
Parle-moi de la guerre
J'irai pieds nus sur le lac briser mes mains sur les cailloux
J'irai encore casser le sel _ peut-être_ c'est difficile
Ce que je veux c'est la longue marche sur les stèles
C'est déchirer le blanc des yeux
Ce que j'espère est déjà source de malheur
Déjà obscur et maladroit
Ce que je veux est source de leurs armes
Brûlure de leurs corps et terriblement imbécile
Ce que je crois cigale maudite
Ce que je veux c'est parle-moi de la guerre
Toi qui sais ce que j'ai fait
Malgré les armes et les armées
Il y a une guerre
Entre être sain et être malsain
Entre êtres maudits
Il y a une guerre
Mais combien d'innocents
D'intimidés
_ il y a une guerre
Egorgé sur des genoux qui ne tremblent pas
Sous le poids d'un si peu terrible enfant
Je vous l'ai dit maintenant
Ce qu'est un innocent
Le monde est miracle ensommeillé
Périple vain
Anéanti
De rêches et maigres consolations
L'univers est soldat viril qui se prépare
Est le summum du viril
Est le viril désincarné
Est dieu
Dieu à battre en retraite à remplir les tranchées
Le monde est carnassier qui dévore sa pâleur
Lenteur et victime cachexiée
Et il meurt d'anémie
Tout n'est que toi
Ville du mal
Et tout n'est qu'une
Apparence malsaine
Tout n'est que mystère
Désir d'être et
Je reste immortelle
Désir insensé
Mystère d'individu
Désir d'être et
Je reste unicité
Miracle maudit
Terre terre
Rivage à nouveau
Mais je reste indivisible
Tout n'est que toi
Hivernal
Ville d'étendues
Tout n'est que moi
Monstre en transition
Monstre en mal
D'hivers moins froids
Moi aussi je suis noire
Moi aussi
Je suis noire de suie
Gouffre d'incohérence
Je suis aussi
Rouge entre les briques
Je suis aussi
Blanche comme neige
Avare de couleurs
Pitoyable à votre soleil
Je me mens Je me crois
Je me prostitue
Au moins autant
Que Vous_Nous
Constituons donc une
Ouverture vers d'autres
Horribilités
Mon sourire
Est une véritable
Dislocation
Un sursaut
J'étais snipper
A
Sarajevo
Gorazde
Bihac
Srebrenitsa
Knip
Enclave musulmane
J'étais colombe
A
Sainte Anne
Et si tout n'était qu'un visage
Je serai celui-là
Vous savez ce qui me sauve
C'est le mépris de la poésie
C'est que nous sommes des surfaces
Dont les reflets font des flammes
Superficielles
Foi profession armes etc.
Réclusion peine perdue
Me voici pendue
Je mime un pantin et je ne suis même pas cela
Pendue à la source à la lampe à la fumée
Me voici entre mille plus austères que moi
Et il est heureux comme déjà boire est un dégoût
Et il est certain plus cogné que moi-même
Plus corné que ces murs
Et il est certain que dans nos pas séculaires nous tranchons dans le vif
Mais que reste-t-il et qui s'en souvient
Qui m'attend déjà dans le doute
Dans le vain espoir dans l'après deux mille ans
Dans l'après-guerre qui prétend encore
Qui prophétise dans le retour du printemps
Qui se moque et rit aux larmes
Qu'il rie bien celui qui rira
Rira le dernier
Misérable résistance
La brûlure qu'on enraye
Devient migraine
Car nul ne peut se rendre
A l'évidence
Nous serons petits
Et nous serons fiers
Encore éblouis
Mais ivres de lumière
Ne pas se perdre ne pas se taire être vrai la vérité
Le cri de tout ce que je hais
Le plus maudit
Etre libre absolument
Etre libre et qu'importe le prix
Vivre vivre l'existence passagère
Libre ou l'existence meurtrie
Vivre vivre et n'en plus finir
Mon histoire sans histoire
Vous faites fausse route m'a-t-on dit
Le cri ce qu'il en reste
Voilà ce qu'il reste
La nuit venue
Quand les murs s'étiolent
Et se marchent sur les pieds
Quand ils jonchent le sol
Et tout ou presque
De nausée
Alors pourquoi pourquoi
N'y a-t-il pas au-delà d'exils possibles
N'y a-t-il pas un être
Un seul au monde qui ne s'évade
N'y a-t-il pas au-delà
Vers d'autres rives des hommes sensibles
Sur d'autres continents des terres d'asile
N'y a-t-il sur terre qu'un seul chemin
Un seul si long et si difficile
Et n'y a-t-il rien au-delà
Que des fractures que des fractures
C'est les plumes c'est les couleurs
C'est l'armure sur ton front
C'est le regard de perles fixes
La peinture qui t'entoure
Qui te ceint c'est le signe
Qu'après la guerre il y a le feu
Le silence des totems
Tout ça pour moi
Graver l'encre et le soleil
Se souvenir d'insomnies
Qu'ils s'en souviennent
Comme d'un être malade
Qu'ils disent après tout _ très cher
J'étais médecin pendant la guerre
Moi aussi je me souviens
Qu'ils disent après tout
C'était ma sœur c'était mon frère
Du sol où j'ai sommeil
Du soleil de mes veines _ ça aussi je m'en rappelle
Du plein bonheur
Apres tout moi aussi j'ai faim et je creuse
Moi je vis quand même quand j'ai sommeil
Et je me repose
C'est encore mieux que dormir
C'est encore mieux ce putain de réveil
Au regard pétrifié
Aux mains de sable aux gestes blancs
C'est mieux quand mon corps est ce corps putréfié
Mais je ne sais ni rendre ni donner
Et je suis là dans cette eau
Je croupis dans ce linge
Je suis de là-bas
Je repars je reviens je reste moi aussi
Car mon pays n'est-ce pas le désert
Mais si j'ai marché j'ai marché loin
Cent fois rendu les armes
Cherché le remède
Perdu leurs bâtiments hurlé leurs navires
Mais si j'ai marché j'ai marché loin
J'ai marchandé les rivières
Cent fois je me suis répétée
Sur des paliers empourprés
Sur des ruines sur des marches
Pour leur affreuse poupée j'ai troqué mon visage
Mais si j'ai marché j'ai marché loin
J'ai retrouvé la terre pour nous marteler
Car la terre c'est la terre pour terrasser les statues
Car la terre c'est la terre déracinée
Déracinée moi je volerai leurs pirogues
Je descendrai les fleuves les fleuves
Et moi aussi j'irai quand l'hiver décervelé
Quand la cire déversée
Quand le sol s'ouvrira couvert de prairies
De couleuvres et d'immenses maladies
Moi aussi j'irai
Je m'en vais
Je n'ai que ma peau qui m'appartient
Ma peau d'angoisse
Je n'ai que ma peau
Et je ne vais nulle part car elle est poisseuse
J'ai ma peau d'écailles de monstre
Ça aussi est incompris
J'ai ma peau d'écailles de monstre
Et toi aussi ta peau est douloureuse
Et ta peau d'écailles sans métamorphose
C'est ta seule vérité
C'est la seule vérité
Je m'en vais
J'ai lu ton livre triste et merdeux
Et j'ai compris qu'il n'est pas pour moi
Puisque même l'eau nous ne la buvons pas
A la même source
Moi qui suis de mœurs certaines
Je m'en vais
Oui j'ai 40 ans et je sais
Tout est perdu
Mon silence seul est l'œuvre d'un dieu malheureux
Et qui me protège et qui sait qui je suis ( ?)
Alors il faut partir
Ne plus revenir
J'irai
A moi ces empires à moi ces couleurs
Ces épines sans couronne
Et pour suivre le sol le soleil dessalé
CETTE FOIS
J'apprendrai l'hébreu la ferraille et le feu
Mais bien sûr sans plus réfléchir
Mais bien sûr bien sûr je marcherai
Encore
Et cent fois rendre les armes
Chercher le remède
Cent fois
GUERIR
Retraite en ce pays noir de neige
C'est aujourd'hui qu'il faut se soumettre
Aujourd'hui se convertir
A utopie le non-jardin
Et le monde traita des captifs afin qu'ils s'enfuient
Afin qu'ils ne trahissent dans leur gorge pourrie
Cette si pure vérité
Ma parole
Je n'ai pas su quoi répondre et la veine fut ponctionnée
La veine de mon poignet la veine de ma main
Je n'ai pas trouvé la part de ce qu'il faut dire
Et le sang fut prélevé le sang fut sommé de parler
Et il dit il dit il dit
Moi aussi j'ignore laissez-moi mourir mourir en caillot
C'est à dire que nous ne devons plus parler ce langage
Car tout cela est mauvais
Et parler nous ne savons pas le faire
Anonner est pour ceux qui savent et qui ne sont plus
De ma famille
Pour ceux qui ont perdu mon nom mon nom va revenir
Revenir et être écrit voilà ce qu'il nous faut
Et si mon fils est sans courage car il est mon fils
Enfant sans courage quand même tu apprendras tu sauras tout
Ce que tu dois
Et c'est ça j'ai accumulé les mots que je connais
J'ai dit toute la vérité
J'ai appris l'arbre est brûlé par le feu
J'ai siégé 40 jours et 40 nuits
Sans redescendre sans rien cueillir sans rien attendre
Et comme rien n'a eu lieu comme rien n'est comme l'arbre
La mort le mont s'est creusé creusé
Comme le sol d'une montagne
Si je pouvais concilier
Non je ne peux pas concilier
Toi et ce crachat qu'est la montagne
Toi et ce crachat
J'ai cru avoir déjà écrit
Que mon vendredi n'est pas vain
Mais je n'ai plus écrit
Parce que c'était interdit
Parce qu'écrire n'a pas de sens
Non ça n'a plus de sens et c'est interdit
Je ne fais pas ce qui interdit est interdit
L'Himalaya de près
Parait petit
Au sommet de l'art
Est l'expertise
D'ailleurs
L'œil aguerri ne caresse
Que du regard
Concession
Moi l'alcool de fruits trop mûrs
J'en ai vraiment trop pris
Moi je fus profane et je fus
Noire jusqu'à l'orgie
Moi le sang du monstre fut le mien _ bien sûr
Car après tout la salive a sali mes lèvres
Mais je continue
Puisqu'il y a peut-être dans ton ventre
Un peu plus d'amour que de bactéries _ mais je m'habitue
Et bien plus de désir aussi
Et bien plus d'envie
Mais toi je te connais le tuberculeux
Et si tu avais la peste tant pis
Rêves d'épaves
Une fumée imperceptible et grise de concessions
Derrière nos envies de titan et nos rêves d'épaves
Quand nous emportera le courant
Nous serons galériens minables fugueurs
Car c'est dans nos veines que l'on puise
La fièvre et le courage
Sur des rails absurdes que l'on traîne
Des camions de rage et de bêtes malsaines
Mais en face de l'homme qui rétrécit
Le courant d'air se fige
Et le silence reste l'inaccessible
Refuge des larmes que l'on piétine
Je ferai
De ma gorge en feu jaillir les serpents
Je la ferai bleu vif ma peinture d'orage
Je la ferai pénible un peu lancinante
Je la ferai tourmente ma salive _ infatigable
Je la ferai tempête et/ou démence
Je la ferai salée ma sentinelle de cuivre
Et de ma gorge en feu j'en ferai le dégoût
Je ferai d'un seul éclat ce rire immense
J'ai pris la sage décision
De n'être que moi-même
Sans fioriture (quel mot bizarre)
Sans quitter Jérusalem
Il fallait repousser
La neige aux frontières
Car au fond notre amour est ainsi
Qu'une faillite gigantesque
Il fallait qu'on trépigne et qu'on s'y reprenne
Il fallait qu'on s'acharne
Il fallait ce geste improbable
Car au fond tuer l'encre elle-même
C'est parodier le geste
C'est repeindre toujours
La même fresque et toujours
Les mêmes certitudes
Il fallait bien ces grenades
Pour que s'épuisent nos racines
Et si nous n'avons pas de racine
Nous n'aurons pas non plus de toit
Un jour c'est nous qui chargerons les camions et ce toit nous l'aurons
De la provocation voilà
Et si ce n'est pas pour nous
Ce que je veux bien ce que j'accepte
Alors qu'est-ce qui est pour nous
Aujourd'hui nous sommes quittes
L'entrée en matière
Il faut un moteur de misère
Déplacer ces rochers déplacer ces rivières
Et une plaie bien plus profonde
Il faut le vent du désert
Pour assécher nos offrandes
Et bien plus encore pour détruire nos armées
Quand la mer s'ouvrira
Je marcherai
Moi aussi j'écrirai
Sur les tables de pierre
Ce qu'est le sommeil
Ce qu'est l'insomnie
Moi aussi j'irai
Quand devant les armures
Les uns et les autres
Il faudra combattre encore combattre
Je grandirai
Je dirai au soldat
Reviens soldat
Reprends tes armes de bois
Moi je marcherai
Et quand la terre s'ouvrira
J'aurai les territoires d'outre-mer
J'aurai ce hâle hors du corps
Qui me dessèche et me va bien
Je serai malhonnête
Quand j'aurai perdu ma chair
Je raclerai le sol à même le sol
Après le sol je raclerai les feuilles
Et sous le soleil
Nous aurons tous la peau mate
Grande fatigue
Ces pieds ces mains percés
Ce repère nettoyé
C'est parfait
Boire aux barriques se reproduire
C'est parfait
Encore du pain déguelasse _ du pain ça ?
De l'eau salée _ encore
De la pluie sèche
Des râpes de fer pour nous calmer
Des cabanes poisseuses mais où
Où ça être ailleurs sans être étranger _ où
Le doute agonise et je l'étreins fébrile
Entre mes veines innocentes
Et les phrases incomprises
Comme à l'accoutumée
Des phares de nos villes
Je bois l'angoisse ambiguë
Et serre contre mon front
La hantise du compromis
Après le déclin de nos rétines
Combien d'espoirs se sont éteints
Et contre cela
Que peut la médecine
De quel mur recouvert
De quel temple détruit
D'où vient ce travail
Ce temps de chien ces douleurs de fourmis
De quel éternel combat
De quelle preuve
De quel genou brisé remplacé par l'acier
Je sais cette médecine de merde
Et je ne suis en rupture d'aucune maladie
Il n'y a pas de calcul savant dans toute cette entreprise
Pas d'avancement non plus que je sache
Pas de travail non fait qu'il reste à faire
Il n'y a rien que je sache
Rien de sombre ni d'obscure en aucune façon
Rien d'occulte ni d'ésotérique dans ces menaces
Rien que je n'ausculte
Mais j'écoute je vous entends
Je vous pressens je vous perçois dans le fil
Imperceptible renoncement _ à petits pas
A peine sortie de l'auberge de ces tracasseries
De ces mesquines envies
Nul sens nul symbole nulle destinée
Eternel ressassement reclassement des idoles
Il n'y a pas de matériel dans ce texte
Quant à l'absolu c'est là où le bas blesse
C'est là une étape que l'on ne peut plus franchir
C'est la marque où est en partie l'exil
Et dont on ne peut plus revenir
Et ce sera répétitif encore une fois
Ce sera répétitif mais moi
Je ne m'en lasserai pas
Ces plaies ces pierres sont des couteaux
Demain les corps de réfugiés
Demain se disperser
Mais pour toi pourriture humaine
J'aurai des millénaires de travaux forcés
Et dormir bordel dormir parce qu'il faut
Casser le rythme
Les fêtes du mois
Non je n'ai pas envie d'écrire
Mais je crois que c'est bien c'est rassurant d'être fort
Et c'est bien de le croire
Bientôt les fêtes après les fêtes
Mais quand alors puisque jamais
Elles ne s'arrêtent donc jamais après
N'arrive vous comprenez pour les fêtes
Non désolée ça m'échappe je ne comprends pas
mais l'écriture de merde du passé
peut aussi être un e-mail
donc c'est possible
j'ai 40 000 ordinateurs alors je sais
de quoi je parle
et maintenant je connais des imbéciles
mais du monde entier
Nous sommes écœurés de ne pas être des rois
Nous sommes viciés de ce trône là
Qui nous est à peine donné déjà volé
Déjà repris déjà reproché
Maintes fois le même nous a montré du doigt
Et c'est bien en vain que rien ne vaut
La peine que l'on prît
Je n'en veux pas
Nul n'en veut
Et ne s'en remet
De ce chemin de croix
De ce constat
De non-lieu

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